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Les principes du soufismeLes principes du soufisme facilitent le voyage vers la connaissance de soi. Le voyage vers son propre royaume intérieur et dans l’état de son âme est appelé "Seyr-va-Solouk." Le maître spirituel, appelé le Pir, un mot qui signifie "la lumière du chemin", guide le chercheur de vérité dans son voyage vers la connaissance de lui-même. La lumière éclairante du maître illumine le chemin du chercheur et lui permet de surmonter les obstacles sur son parcours. Dans "Le Trésor de la Voie", l’actuel maître soufi de l’École de soufisme M.T.O. Shahmaghsoudi, Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, présente ainsi les huit principes du soufisme1:
Le Pir permet au chercheur de se libérer des couches d’ignorance et des faux enseignements, et le guide à travers les sept étapes du cœur, du stade du véritable désir d’amour et de connaissance au stade le plus élevé, celui de l’unité et de l’annihilation. En observant les principes qui précèdent, le chercheur franchit plusieurs stades de purification où disparaissent les voiles de l’inconnu. Avec foi et connaissance, le chercheur atteste de l’unité de Dieu et de l’Unité de l’Existence. Les soufis ont décrit les états du cœur par référence aux sept sphères célestes. Le poète soufi Attar, dans un poème riche en allégories intitulé "La conférence des oiseaux2", parle du pèlerinage mystique comme d’une quête qui commence avec l’élimination de tous les désirs terrestres, puis progresse à travers l’amour, la connaissance et une sensation d’étonnement, pour atteindre finalement l’annihilation, qui est l’union avec Dieu. Cette histoire raconte la quête d’un groupe d’oiseaux désireux de connaître le grand Simorgh, leur roi bien aimé. Avec passion et enthousiasme et guidés par un chef (la huppe), les oiseaux commencent leur voyage vers le pays de Simorgh. Cependant, l’un après l’autre, ils abandonnent, chacun trouvant une excuse ou se révélant incapable de supporter le voyage. Finalement, les oiseaux ne sont plus que trente, c’est-à-dire si morgh (« trente oiseaux » en persan) à franchir les Sept Vallées pour arriver au pays de Simorgh. Ils demandent la permission de voir le Simorgh, mais leur requête n’aboutit pas et les trente oiseaux, c’est-à-dire les si morgh, en proie à l’amour et à l’extase, meurent et disparaissent de leur monde physique pour pénétrer dans le royaume de leur âme. À leur grande surprise, ils se rendent compte qu’en réalité, le grand Simorgh qu’ils cherchaient tant n’est rien d’autre que leur propre identité réelle. En d’autres termes, le Simorgh, c’est-à-dire la vérité, c’est si morgh c’est-à-dire la réalité des trente oiseaux. Ils réalisent qu’il s’agissait pour eux d’un voyage initiatique, à la découverte de leur vérité propre. Dans cette histoire, la huppe qui guide les oiseaux est l’allégorie du maître soufi qui guide ses disciples vers l’illumination. Les oiseaux doivent traverser sept vallées pour trouver le Simorgh, ces sept vallées représentant les étapes que doit franchir le chercheur de vérité pour connaître Dieu à travers la découverte de son vrai moi. Dans "La Lumière du Salut", Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha fait référence aux sept étapes du cœur, dans le poème suivant3: Au Royaume du cœur, chercheur de Vérité,
1- Molana Salaheddin Ali Nader Angha, Kanzol-Solouk (Tehran, Iran: MTO Publications, 1986) pp-33-34 |
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