
- Introduction au soufisme
- Origine
- Les principes du soufisme
- Soufisme et paix
Paix et stabilité dans l'Existence
Paix et être humain
Paix et société - Les pratiques soufies
- Soufisme et Connaissance 1.Principe du Centre Prévalent et Informé
2.Principe d'Equilibre
3.Principe de Coopération et de Collaboration
4.Principe de Globalité
5.Principe d'Harmonie
6.Principe de Guidance
7.Principe d'Amour et d'Attraction
Les pratiques soufies
Le Tamarkoz : la concentration et la méditation soufies
Le Zekr
La prière
Les pratiques soufies font partie intégrante de l’apprentissage intérieur et de la discipline nécessaires à la purification et à l’accomplissement de la véritable connaissance de soi.
Avec amour et dévotion, celui qui étudie le soufisme se sert de ces pratiques pour valoriser et développer ses capacités cachées. Les principales pratiques soufies sont le Tamarkoz (méditation soufie), le Zekr, les prières et le jeûne. Le maître soufi guide l’élève à chaque moment de son cheminement vers la connaissance de soi.
Le Tamarkoz : la concentration et la méditation soufies
"Rassemble toutes les forces de tes membres dans le nœud vital afin que tes perceptions intérieures soient impérissables, que ton être vive dans l’équilibre et connaisse l’éternité. »
Molana Shah Maghsoud Sadegh Angha
Le message du cœur
La méditation soufie appelée Tamarkoz, ce qui signifie "concentration des capacités", diffère clairement de ce que les Occidentaux appellent la méditation. Le Tamarkoz crée un état d’équilibre et d’harmonie dans toutes les dimensions de l’être. Cette méthode puissante et précise de connaissance intérieure et de découverte de soi aligne, équilibre et active les champs d’énergie du corps, et permet l’unification de l’esprit et du cœur. Par le Tamarkoz, l’élève parvient à un état de réceptivité et de découverte. Le chercheur est donc réceptif et en harmonie pour atteindre l’unité avec l’esprit. La véritable méditation nous connecte avec l’unité fondamentale de l’univers.
Selon les enseignements de l’École de soufisme islamique M.T.O. Shahmaghsoudi, le corps humain est doté de 13 centres d’énergie électromagnétique. La connaissance et le développement de ces centres créent l’harmonie nécessaire et permettent la découverte de la dimension spirituelle de l’être humain. Le plus important de ces centres réside dans le cœur. Molana Shah Maghsoud Sadegh Angha l’appelle le "Je" ou la "Source de Vie". Le Tamarkoz du cœur est ce qui distingue la méditation soufie des autres types de méditation. La découverte du "Je" et de son champ d’attraction est essentielle à la connaissance du moi véritable (l’unité).
Le Zekr
Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ?
(Coran 13 : 28)
Le mot Zekr signifie littéralement 'remembrance', plus particulièrement la remembrance du Bien-Aimé unique.
Selon Hazrat Amir-al Moemenin Ali (la paix soit sur lui), "le Zekr est la joie de ceux qui aiment, la lumière, la croissance et la clé de la connaissance de l’autre".
Le Zekr harmonise l’instrument humain au chant de la remembrance de Dieu. Pratiqué correctement, le Zekr libère le chercheur des distractions, des pensées, des craintes et des préoccupations quotidiennes en unissant chaque aspect de son être dans le rappel de Dieu. Cette pratique active les centres d’énergie dans le corps, permettant ainsi l'activation du processus de purification du cœur.
L’unique but du chercheur est de se connecter à son cœur pour permettre au rythme et au flux naturels du Zekr de le libérer de toutes les limitations.
Dans un déplacement de la gauche vers la droite, le rythme et le mouvement du Zekr sont dictés par le cœur sous la forme du signe de l’infini. En se déplaçant de gauche à droite, on forme le chiffre huit (8) pour représenter le symbole scientifique de l’infini, tout en chantant la phrase ou le verset correspondant. Au centre de ce signe de l’infini se trouve le cœur où doit résider la concentration totale afin de vivre l’expérience de la réalité intérieure et de se connecter au moi véritable, le "Je".
L’amour et l’attraction se produisent au centre du "Je", dans le cœur du chercheur, et de là, ils se répandent dans tout son être. Ce centre fonctionne comme un aimant qui capture toutes les énergies, tout l’amour et toute l’attraction qui existent dans l’univers. Le point d’union des deux mondes, le "Je", se trouve en nous-mêmes et s'éveille par la méditation et la prière. C'est aussi la méditation et la prière qui permettent d'illuminer la voie entre le cœur et le cerveau.
La prière
"Il n’est pas de prière sans la présence du cœur. »
Le Prophète Mohammad (Que la paix soit sur lui)
Le sens de la prière véritable est le témoignage de la lumière glorieuse de Dieu et la dévotion sincère envers Lui dans le miroir d’un cœur pur, attentif et illuminé, un esprit éclairé, et un moi pur et assuré, de telle sorte que les mots et le corps soient guidés sans entrave. Ainsi l’âme peut cheminer dans le royaume éternel de la clarté et atteindre la réalité de la soumission dans la dévotion envers le Seigneur Exalté.
La salat (prière propre à l'islam) est un des piliers de l’islam. Contrairement à la prière informelle de supplications (du’a), le salat obéit à une série précise de mouvements et de récitations. Cependant, ces mouvements ritualisés ne représentent que la dimension extérieure du salat. Ils constituent pour le croyant une obligation nécessaire à satisfaire, mais sans la préparation intérieure adéquate pour pouvoir parvenir à l’unité avec Dieu, ils sont dépourvus de sens.
Extérieurement et intérieurement, la réalité de la prière est la suivante : celui qui prie s’élève verbalement, corporellement, et avec toutes les forces dont il est doté, il recherche intérieurement la proximité avec Dieu.
La condition nécessaire à la prière est la présence du cœur. Dans la prière, le cœur, les récitations et les postures corporelles du croyant visent une seule vérité, et c’est la remembrance des paroles sacrées la ilaha illa Allah (il n’est de dieu que Dieu).
Dans l’islam, les prières quotidiennes sont un rappel constant pour les croyants, pour qu’ils restent sur la voie de la véritable dignité humaine, telle qu’elle est ordonnée par Dieu. Les prières sont une source de puissance pour le vrai croyant, dont le seul objectif est la proximité avec Dieu. Dans la prière, la première étape consiste à se redresser et à tenir bon, avec l’intention de témoigner de Dieu et de son unicité.
Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, a dit :
La prière du coucher de soleil est à l’image de la graine qu’on plante,
La prière de la nuit est à l’image des racines qui poussent dans le secret de l’obscurité,
La prière de l’aube est à l’image de la jeune pousse qui sort délicatement de la terre,
La prière de midi est à l’image des branches et des feuilles,
La prière de l’après-midi est à l’image du fruit de l’arbre de l’adoration.
Il a été dit que celui qui néglige la prière de l’après-midi est injuste envers lui-même et les siens.